À propos

La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l’environnement et de la qualité de vie des citoyens.

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Richard Desjardins et Ugo Lapointe à TLMEP dimanche le 6 novembre 2011

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Uranium

AMHB - cadenas sur site minier abandonné

Avec la récente montée du prix de l’uranium, les projets d’exploration se sont multipliés sur le territoire du Québec, passant de 2-3 projets en 2004 à plus de 70 projets en 2008. Ces projets concernent principalement 5 régions de la province, soit l’Outaouais, les Hautes-Laurentides, la Côte-Nord, la Baie James (les Monts Otish) et le Nunavik.

Les populations de ces régions ne voient pas d’un bon oeil ces activités d’exploration, car qui dit exploration dit exploitation éventuelle et ouverture de mine. Ce type d’exploitation minière implique de nombreux risques pour la santé et l’environnement de ces collectivités. L’inquiétude est telle que plus d’une vingtaine de municipalités directement concernées, représentant près de 75 000 citoyen(ne)s, demandent l’établissement d’un moratoire sur l’exploration et l’exploitation uranifère. Le Parti québécois, Québec solidaire et des membres du Bloc Québécois ont fait des demandes similaires auprès du gouvernement du Québec, tout comme un regroupement de médecins de Sept-Îles en décembre 2009.

La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine !, s’associe à cette demande de moratoire. Voici pourquoi :

  1. Les mines d'uranium génèrent d'importantes quantités de résidus miniers radioactifs dont les risques pour l'environnement et la santé des communautés sont permanents . À notre connaissance, il n'existe encore aucune méthode ni technologie éprouvées qui permettent d'éliminer ces risques à long terme.
  2. L’uranium sert principalement aux centrales nucléaires et, dans une moindre mesure, à l’armement nucléaire. Dans les deux cas, la Coalition estime que ces utilisations ne servent pas le bien commun. D’autres sources d’énergies beaucoup plus viables existent et sont accessibles. Elles doivent être absolument privilégiées avant le nucléaire.
  3. Les mines d’uranium ne sont pas nécessaires à la fabrication d’isotopes médicaux, contrairement à ce que certains laissent entendre.
  4. Au Canada, la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse et le territoire du Nunatsiavut ont déjà accordé la mise en place de moratoires. Aux Etats-Unis, l’état de Virginie a également un moratoire en place et a mandaté un comité d’étude qui dressera le portrait des risques de cette industrie pour son territoire et sa population.

 

Actuellement, un moratoire sur l’exploration et l’exploitation des mines d’uranium se révèlerait être l'approche la plus prudente et responsable. Il permettrait la  caractérisation de l’ensemble des risques et dangers associés à ce type d’exploitation à court, moyen et long termes. De plus, l'évaluation d'alternatives à l’uranium plus viables tant pour la santé économique et environnementale du Québec serait ainsi possible grâce à ce moratoire. Il en va de l'avenir des régions directement affectées et du Québec en entier.