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La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l’environnement et de la qualité de vie des citoyens.

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Une coalition appuie les manifestations à Sept-Îles

Communiqué
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AMHB: clôture site minier abandonnée

À quelques jours du dépôt à l’Assemblée nationale, en première lecture, de la nouvelle Loi sur les mines du Québec, la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! appuie les médecins et la population qui manifestent aujourd’hui à Sept-Îles contre l’exploration et l’exploitation des mines d’uranium sur leur territoire. Tout comme eux et la plupart des populations et régions présentement touchées par cette activité minière, la coalition demande un moratoire permanent sur l’exploration et l’exploitation de l’uranium au Québec. Selon Christian Simard de Nature Québec, « C’est le temps d’agir alors qu’on s’apprête à modifier la Loi sur les mines! Le Québec ne compte encore aucune mine d’uranium. Le gouvernement a donc une chance unique d’agir de façon préventive. Par l’instauration immédiate d’un moratoire sur l’uranium, comme il en existe déjà en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse, il éviterait les risques sanitaires et écologiques associés à ce type de mines ».

Pour Marc Fafard, de l’organisme Sept-îles sans uranium, « Mis à part les proches de l’industrie, il y a pratiquement un consensus au Québec sur la question de l’exploration et de l’exploitation de mines d’uranium : on n’en veut pas! On espère cette fois-ci que la démonstration des médecins et de la population de la Côte-Nord saura convaincre le gouvernement Charest et que cela se reflètera dans la nouvelle Loi sur les mines. Ce n’est pas tous les ans qu’on change une loi. Souhaitons que le gouvernement ne manque pas le bateau cette fois-ci! ».

« C’est une cinquantaine d’organismes sociaux et environnementaux, ainsi qu’une quinzaine de MRC et de municipalités1 situées dans des régions directement touchées par l’exploration de l’uranium, soit l’Outaouais, les Hautes-Laurentides et la Côte-Nord, qui réclament un tel moratoire au Québec. À ces voix s’ajoutent celles du Parti Québécois, de Québec Solidaire et des représentants du Bloc Québécois. Qu’attend le gouvernement pour donner suite à leurs revendications ? » questionne François Lapierre du Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE).

Pour sa part, Henri Jacob de l’Action Boréale, souhaite lancer un cri d’alarme à l’ensemble de la population québécoise, « Réveillez-vous, car le Québec risque bientôt de se retrouver avec une première mine d’uranium au coeur du joyau écologique des Monts Otish, sur le territoire traditionnel des Cris! La compagnie minière Strateco souhaite déjà y creuser une rampe d’accès souterraine de plus de 2 km de longueur. À défaut de se prononcer en faveur d’un moratoire tant réclamé ailleurs au Québec, le gouvernement pourrait au moins commencer par un moratoire dans le sud du Québec, là où la population s’est déjà prononcée! On laissera le temps aux Cris de se prononcer à leur tour! ».

Rappelons que les mines d’uranium génèrent de grandes quantités de résidus miniers radioactifs qui doivent être entreposés sur le territoire, et pour lesquels les risques de contamination demeurent présents à perpétuité. En effet, il n’existe aucune méthode éprouvée et testée qui permette d’éliminer, à long terme, les risques de contaminations radioactives pouvant s’écouler des sites de résidus miniers d’uranium.

PDF - Communiqué : Demande de moratoire sur l’uranium au Québec