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La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l’environnement et de la qualité de vie des citoyens.

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Québec doit décréter un moratoire sur l’uranium dès maintenant

Communiqué
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Démission de 20 médecins à Sept-Iles

AMHB : pelle sur chantier minier

« Le gouvernement du Québec doit réagir rapidement à la démission en bloc de 20 médecins à Sept-Îles et décréter, dès maintenant, un moratoire sur l’exploration et l’exploitation de l’uranium au Québec » a déclaré Christian Simard de Nature Québec et porteparole de la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine. La décision des médecins de Sept-Iles survient en réaction au dépôt du projet de Loi sur les mines qui est demeuré muet sur la question. Deux provinces canadiennes ont déjà décrétées un moratoire sur l’uranium, soit la Colombie- Britannique et la Nouvelle-Écosse, où il aura bientôt force de loi.

Dans leur lettre ouverte, les médecins justifient leur action pour des raisons de Santé publique « Craignant pour la santé de la population et notre santé personnelle ainsi que celle de nos proches (notamment sur nos enfants), nous avons (les signataires) décidé de quitter la région et pour plusieurs la province… Nous déplorons l’effet qu’aura cet exode massif sur la population et sur les effectifs médicaux restants mais nous considérons qu’il serait contraire à notre code de déontologie de ne pas en avertir les autorités compétentes ».

Á l’heure actuelle, l’uranium est considéré comme une substance minérale banale dans les cadres législatifs du Québec. Il n’existe aucune disposition coercitive spécifique pour limiter, voire éliminer son exploration ou son exploitation sur le territoire québécois. Pour Ugo Lapointe, porteparole de la coalition, « C’est un non sens que de permettre des projets d’exploration et d’exploitation d’uranium quand de nombreux analystes et scientifiques s’accordent pour affirmer que les retombées de l’extraction de l’uranium sont hautement problématiques à long terme ».

Selon François Lapierre, de l’Association de Protection de l’Environnement des Hautes Laurentides et du Réseau Québécois des Groupes Écologistes « Les mines d’uranium génèrent d’immenses quantités de résidus miniers radioactifs qui doivent être entreposés sur le territoire, et pour lesquels les risques de contamination demeurent réels à perpétuité ». En effet, la radioactivité de plusieurs des résidus d’uranium perdure pendant des milliers d’années.

Rappelons qu’une majorité de québécois exige un moratoire permanent sur l’exploration et l’exploitation minières de l’uranium au Québec. Dans les régions de l’Outaouais, des Hautes- Laurentides et de la Côte-Nord, une vingtaine de municipalités, de conseils de bandes autochtones et d’institutions publiques se sont déjà prononcés en faveur de l’établissement d’un tel moratoire. À ces voix s’ajoutent celles d’une cinquantaine d’organismes sociaux et environnementaux, de même que celles du Parti québécois, de Québec solidaire et de plusieurs membres du Bloc Québécois. Collectivement, ces communautés et ces organismes représentent des centaines de milliers d’individus au Québec, et réclament, à l’instar de la Colombie-Britannique et de la Nouvelle-Écosse, l’instauration d’un moratoire sur l’exploration et l’exploitation de l’uranium sur tout le territoire Québécois.

« Si c’est le projet de mine d’uranium dans les Monts Otish, en territoire traditionnel Cri, qui empêche le gouvernement du Québec de décréter dès maintenant un moratoire sur l’ensemble du territoire québécois, le gouvernement pourrait d’abord commencer par un moratoire dans le sud du Québec, là où la population s’est déjà prononcée! On laissera le temps aux Cris de se prononcer à leur tour! » conclut Ramsey Hart, de Minning Watch Canada.

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