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La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l’environnement et de la qualité de vie des citoyens.

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Non merci à une économie radioactive!

Communiqué
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AMHB - cadenas sur site minier abandonné

La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! juge que le Québec se porterait beaucoup mieux sans uranium dans son économie et réitère sa demande de moratoire sur l’exploration et l’exploitation de ce métal radioactif. Les activités uranifères en sont à leurs premiers pas au Québec et ne contribuent que très peu à l’économie de la province. Actuellement, la majorité des projets d’exploration de l’uranium sont spéculatifs et leur potentiel de développement est très faible, avec des indices uranifères de 1000 à 2000 fois moins riches que les plus récents gisements découverts en Saskatchewan. « Est-ce que le gouvernement québécois a vraiment besoin d’hypothéquer l’avenir et la santé des régions visées par les mines d’uranium pour satisfaire son appétit d’énergie non durable? » se demande Christian Simard de Nature Québec.

Vers un développement réellement durable

Avec la montée du prix de l’uranium, les projets d’exploration se sont multipliés sur le territoire québécois, passant de 2 ou 3 projets en 2004 à plus de 70 projets en 2008. Ces projets concernent principalement les régions de l’Outaouais, des Hautes-Laurentides, de la Côte-Nord, des Monts Otish et du Nunavik. Pour François Lapierre, de l’Association de protection de l’environnement des Hautes-Laurentides, « La population de ces régions s’est déjà prononcée contre des activités d’exploration d’uranium, car qui dit exploration dit exploitation potentielle et ouverture de mine. L’inquiétude est telle qu’une quinzaine de municipalités, représentant près de 75 000 citoyen(ne)s, demande l’établissement d’un moratoire sur l’exploration uranifère au Québec. La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine! s’associe à cette demande de moratoire ».

De plus, dans un contexte de lutte aux changements climatiques et avec l’opposition des groupes de conservation et de la population, il est évident que le recours à l’uranium à des fins énergétiques, avec ses risques de contamination par les résidus miniers, n’est pas une solution viable. « Nous faisons la promotion d’une industrie minière responsable qui intègre la protection de l’environnement et de la qualité de vie des milieux d’accueil. C’est pourquoi, avec nos partenaires, nous rendons public un document d’information sur le secteur de l’industrie minière qui nous semble non seulement désuet, mais qui va à l’encontre du développement durable du Québec », ajoute Ugo Lapointe du Forum de l’Institut des sciences de l’environnement (UQAM).

D’autres l’ont fait, pourquoi pas nous

La Nouvelle-Écosse, la Colombie-Britannique et le gouvernement Inuit Nunatsiavut au Labrador ont déjà fait preuve d’avant-gardisme en appliquant un moratoire à cette industrie sur leur territoire. «Si le gouvernement québécois veut qu’on le considère comme un grand bâtisseur d’énergies vertes, il devra appliquer un moratoire sur ce secteur minier dont l’exploitation ne s’est jamais avérée comme une solution viable et encore moins durable, surtout lorsqu’il y a des alternatives claires et évidentes », conclut le Dr. Gordon Edwards du Regroupement pour la Surveillance du Nucléaire.

PDF - Communiqué : Moratoire sur l’uranium au Québec