À propos

La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l’environnement et de la qualité de vie des citoyens.

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MME NORMANDEAU NIE LES PROBLÈMES

Communiqué

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COMMUNIQUÉ
Pour diffusion immédiate

Québec, le 3 février 2011 — « Que ce soit concernant les gaz de schiste ou l’opposition croissante au Québec face à l’exploitation éventuelle de mines d’uranium, la ministre des Ressources naturelles et de la Faune, madame Nathalie Normandeau, continue de nier les problèmes et de ne pas être à l’écoute de la population », dénonce la coalition Québec meilleure mine !

La coalition dénonce plus particulièrement les propos tenus dernièrement par madame Normandeau, selon lesquels les citoyens de la Gaspésie qui s’opposent à un projet d’uranium se livrent à de la « désinformation ». La déclaration de madame Normandeau fait suite à la sortie des médecins et du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de la région de la Baie-des-Chaleurs qui demandent, à leur tour, un moratoire sur l’exploration et l’exploitation de l’uranium au Québec.

« On reconnaît, ici, la même attitude négative de ce gouvernement envers l’intelligence et la vigilance des citoyens qui ont à cœur la santé de leur région et de leur environnement. Il est temps que madame Normandeau et son gouvernement cessent de forcer les citoyens à avaler des pilules dont ils ne veulent pas et dont les effets secondaires risquent d'être nombreux à long terme », insiste Marc Fafard, de Sept-Îles sans uranium, l’un des organismes qui milite en faveur d’un moratoire sur cette industrie au Québec. « Plutôt que de démontrer un sens des responsabilités, les propos de Mme Normandeau sèment davantage l’indignation et la méfiance des citoyens », rajoute Marc Fafard.

Questionner les faits
« Madame Normandeau, niez-vous que les mines d’uranium génèrent des millions de tonnes déchets radioactifs qu’il faudrait entreposer à perpétuité sur le territoire ? Niez-vous que les technologies actuelles ne permettent pas d’éliminer les risques de contamination que posent ces déchets miniers pour des générations à venir ? Niez-vous les cas de contamination et de sites miniers abandonnés à la suite de 50 ans d’exploitation de l’uranium en Saskatchewan ? », s’interroge François Lapierre, de l’Association de protection de l’environnement des Hautes Laurentides.

« Si les impacts des mines d’uranium sont si bénins et sans conséquence, comme madame Normandeau et son gouvernement s’entêtent à vouloir l’affirmer, alors pourquoi la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse et l’État de la Virginie ont-ils instauré des moratoires sur cette industrie ? Pourquoi le gouvernement du Nouveau-Brunswick envisage-t-il, lui aussi, instaurer un moratoire sur cette industrie d’ici la fin de l’année 2011 ? Pourquoi même avoir mis sur pied le comité aviseur de la santé publique de la Côte-Nord pour faire la lumière sur l’ensemble des risques sanitaires liés à cette industrie ? », ajoute Michel Goudreau, de la coalition Stop uranium Baie-des-chaleurs, un nouveau membre de Québec meilleure mine !

Rappelons que les demandes de moratoire sur cette industrie se multiplient au Québec, notamment dans les régions directement touchées telles que la Côte-Nord, la Gaspésie, les Hautes-Laurentides, l’Outaouais et le Nord-du-Québec. Face aux risques et aux impacts de cette industrie, ce sont maintenant des centaines d’organismes et de municipalités qui demandent un moratoire sur cette industrie. Québec meilleure mine ! les appuie.

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Pour information:

• Marc Fafard, Sept-Îles sans uranium, 418.960.5019
• François Lapierre, Association de protection de l’environnement des Hautes-Laurentides, 1.866.523.5875
• Michel Goudreau, Coalition Stop Uranium de Baie-des-chaleurs, 506.753.9120