À propos

La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l’environnement et de la qualité de vie des citoyens.

TwitterFacebookRSSRecevez nos nouvelles par courriel

Lisez le rapport

Les mégamines à ciel ouvert, au coeur du débat

Communiqué

field_soustitre[0]['view']; ?>

AMHB: mine Sigma

Dans le cadre du Forum sur le développement minier en Abitibi-Témiscamingue, qui aura lieu les 19 et 20 mars prochains, la coalition Québec meilleure mine! souhaite ramener les mégamines à ciel ouvert au coeur du débat. De nombreux membres de la Coalition seront présents pour la journée du 20 mars et insisteront sur la nécessité d’encadrer et de baliser ces mégamines, lesquelles ont un fort impact sur l’environnement et le territoire.

« Depuis l’acceptation par le BAPE du mégaprojet Canadian Malartic de la compagnie Osisko, les annonces de nouvelles mégamines ne cessent de se multiplier ! On compte maintenant au moins 6 projets dans la seule région de l’Abitibi. Ça n’a pas d’allure ! On ne peut pas les évaluer au cas par cas, BAPE par BAPE ! Il faut absolument se donner un cadre et des balises claires pour ce type de mines au Québec, et ça presse ! » affirme Christian Simard de Nature Québec.

« Actuellement, il n’y a aucune mesure spécifique pour encadrer ce type de mines au Québec. Aucune mesure pour obliger la restauration complète des fosses une fois l’exploitation terminée, aucune mesure pour limiter les quantités titanesque d’eau et d’énergie utilisés, et aucune limite sur la dimension maximale des fosses, qui frôlent maintenant 3 et 4 km d’envergure pour certains projets ! » rappelle Ugo Lapointe, l’un des porte-parole de la Coalition.

Pour le président de l’Action boréale, Henri Jacob, « Ces mégamines à très faible teneur en métaux n’ont aucun bon sens d’un point de vue de développement durable. Tout ce que propose l’industrie, c’est de laisser derrière des mégatrous et des mégamontagnes de résidus miniers entreposés à perpétuité sur le territoire. C’est du dig-and-run, on fait des trous, puis on se sauve avec la caisse ! ».

Un Forum qui ne répond pas aux attentes
« C’est dommage que la Conférence régionale des élus, responsable de l’organisation de ce Forum, n’ait pas saisie l’urgence de tenir un débat ciblé sur les mégamines à ciel ouvert. Ça fait près d’un an qu’une dizaine d’organismes de la région insistent sur la nécessiter d’un tel débat1 ! En proposant un Forum, sur deux jours, pour discuter de l’ensemble du secteur minier, on a l’impression que la CRÉ tente de noyer le poisson ! On ne comprend pas l’entêtement de la CRÉ à ne pas vouloir mener ce débat de front ! » explique Donald Rheault du Conseil central de la CSN en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec.

Plusieurs organismes reprochent également aux organisateurs du Forum de tenir un événement déséquilibré. « Si la CRÉ dit vouloir mobiliser la population afin qu’elle se prononce sur les différentes avenues possibles du développement minier en région, dont les aspects environnementaux et sociaux, alors pourquoi tenir un Forum où 8 des 10 conférenciers sont directement affiliés à l’industrie minière ou au ministère des Ressources naturelles et de la Faune ? Il faudra faire mieux lors d’une prochaine étape ! » insiste Nicole Kirouac, du Comité de vigilance de Malartic.

« Dans un éventuel débat sur les mégamines à ciel ouvert, il serait essentiel d’inviter des
conférenciers de la Californie, de l’Australie, ou d’ailleurs dans le monde, afin qu’ils partagent leurs expériences avec ces mines, la façon de les restaurer, de réduire leur consommation en eau et en énergie, ou sur les problèmes qui ne peuvent être résolus. Il faut également pouvoir débattre des alternatives à ces mines à très faible teneur en métaux, soit le potentiel des mines en grande profondeur en Abitibi, le recyclage des métaux ou l’accroissement de la 2e/3e transformation. Nous sommes prêts à en débattre et nous ne lâcherons pas le morceau tant que nos élus ne l’auront pas compris ! » affirme Donald Rheault de la CSN.

PDF - Communiqué: Forum sur les mines en Abitibi-Témiscamingue