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La coalition a pour mission d'engager le Québec dans une réforme en profondeur de l'exploration et de l'exploitation de ses ressources minérales afin de permettre le développement futur du secteur tout en assurant une protection accrue de l’environnement et de la qualité de vie des citoyens.

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Climat explosif: Des citoyens appellent Québec à stopper des dynamitages miniers en zone touristique

Communiqué

Montréal/Saint-Michel-des-Saints, lundi 9 août 2021. Une coalition citoyenne appelle Québec à stopper de toute urgence une série de dynamitages miniers devant débuter plus tard aujourd’hui et se poursuivre au cours des deux prochaines semaines en plein cœur d’une zone touristique fréquentée par nombres de villigiateurs, marcheurs, cyclistes et véhicules tout-terrain. Les citoyens craignent pour la sécurité du public.

“Nous demandons à Québec d’interrompre de toute urgence les dynamitages tant que la minière n’aura pas établi un meilleur protocole de communication avec l’ensemble de la population, incluant un plan détaillé des mesures d’urgence en cas d’accident. Nous demandons également que Québec dépêche un inspecteur pour surveiller les dynamitages en tout temps”, insiste May Dagher, porte-parole de la coalition des opposants à un projet minier en Haute-Matawinie (COPH).

Dans une lettre transmise dimanche au ministère de l’Environnement et à la Direction de la santé publique, les citoyens réagissent à un courriel reçu d’une employée de la minière le jeudi après-midi dernier. Ce courriel annonce que “des activités de dynamitage débuteront le lundi 9 août et se poursuivront sur plusieurs semaines jusqu’au 16 août”.

Le courriel inclut une carte d’un “Périmètre à risque” de près de 1.4 km de longueur par 600m de largeur qui chevauche de nombreux sentiers régulièrement empruntés par des villégiateurs, des marcheurs, des vélos de montagne et des VTT. La minière y souligne qu’il “est important que personne ne soit présent dans le secteur du ‘Périmètre à risque’ au moment des dynamitages et demande “de faire circuler ce courriel au sein de votre réseau de contacts”.

May Dagher se dit consternée: “Combien de personnes auront vu cette mise en garde? Nous sommes en pleine saison estivale. Il y a des milliers de villégiateurs, chasseurs, pêcheurs et amateurs de plein air qui fréquentent la région chaque année. Un accident est vite arrivé. Québec doit intervenir pour prévenir l’irréprable.”

La minière admet elle-même ses difficultés à communiquer ces risques à la population: “Le projet mettra en place des gardes-barrières pour assurer la protection du périmètre, mais la nature du secteur comporte énormément d’accès à couvrir”.

Outre ce courriel et un simple message facebook émis le samedi, 7 août, aucune autre communication n’a été émise par la minière, ni sur son site Internet, ni dans les médias locaux et régionaux.

Selon Ugo Lapointe de l’organisme MiningWatch, les accidents reliés aux dynamitages sont rares mais les risques sont bien réels: “Les projectiles de roches, les nuages toxiques et les ondes de choc suite aux déflagrations peuvent être mortels. À cela s’ajoutent les risques de contamination des eaux reliés aux produits chimiques utilisés pour les dynamitages, de même que les impacts reliés au bruit, aux vibrations et aux poussières.”

Les citoyens demandent à Québec d’interrompre les dynamitages tant que les conditions suivantes ne sont pas remplies :
-- revoir le protocole de communication pour assurer la sécurité de tous les usagers du territoire;
-- fournir un plan de dynamitage détaillé avec le type d’explosifs utilisés et un plan de mesure d’urgence en cas d’accident;
-- assurer la présence d’un inspecteur du ministère de l’Environnement en tout temps lors des opérations de dynamitage, notamment pour filmer, photograhier et prendre toutes les mesures nécessaires reliées aux opérations de dynamitage à différentes distances du site (projectiles, nuages toxiques, ondes de choc, vitesse et direction des vents, pression atmosphérique, bruit, poussières, vibrations, qualité des eaux en aval dans les jours qui suivent, etc.).

Rappelons que Québec a autorisé ce méga projet de mine à ciel ouvert en février 2021, malgré des études manquantes demandées par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

2021-08-08 Lettre MELCC Santé Publique.pdfNMG - Carte de Localisation des Sautages 20210809 au 20210820.pdf